Récurrence des conflits ethniques
La cohabitation pacifique dans la mosaïque des communautés congolaises est de plus en plus mise à mal par ce que d’aucuns pourraient qualifier de « démon du conflit inter ethnique ». Occupation et exploitation des espaces terriens restent le principal mobile de ces attaques fratricides auxquelles se livrent certains groupes éthiques.
Les tribus Mbole et Lengola qui ont toujours vécu en parfaite harmonie à Lubunga, une commune de la ville de Kisangani située à la rive gauche du fleuve Congo, se regardent désormais en chien de faïence après un sanglant conflit foncier qui a entraîné des centaines de morts, des dégâts matériels et des milliers de déplacés en l’espace de 5 mois.
Les efforts de pacification fournis par les autorités locales et nationales avaient semblé calmer la tension qui, malheureusement, reste encore perceptible. Les familles victimes de ce conflit vivent avec la peur au ventre et dans une précarité indescriptible.
Ce déchirement inter communautaire vient s’ajouter à un autre déclenché dans la localité de Kwamouth, province congolaise de Mai Ndombe, s’exporté jusqu’à la périphérie de la ville de Kinshasa. Les ethnies Teke et Yaka qui partagent en commun les mêmes terres depuis des décennies sont brusquement devenus ennemis.
Des mesures préventives s’imposent devant l’effet de contagion de ce genre de conflits inter tribunal aux causes quasi similaires dont les ennemis de la République démocratique du Congo pourraient se servir dans l’odieuse entreprise de déstabilisation
Marion MPUTU
