Une mère de famille grièvement blessée à Selembao lors d’une attaque criminelle
L’insécurité se porte bien dans la ville de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, malgré les efforts de la police pour rassurer la population. La criminalité mêlée au banditisme urbain caractérisé par le phénomène « kuluna » fait désormais partie du vécu quotidien de la population.
L’un des derniers cas qui illustrent cette malheureuse situation d’insécurité dans la capitale congolaise est cette attaque criminelle perpétrée dans la nuit du 4 au 5 février 2024 dernier dans une résidence situé au numéro 13 A de la 2ème Rue du quartier Mbala dans la commune de Selembao, non loin de l’Université pédagogique nationale (UPN) où une mère de famille a été grièvement blessée après avoir été attaquée en pleine nuit avec ses enfants.

«J’ai a été attaquée chez moi à la maison avec les enfants, par une dizaine de bandits armés de fusils, couteaux et machetes, durant la nuit de dimanche 4/2 au lundi 5/2/2024, de 2h00 à 3h00 du matin, sans le secours de la police ni des gens du quartier. Les assaillants m’ont a grièvement blessée en me menaçant avec les enfants », nous a raconté Madame Tsava Anastasie que ses proches appellent affectueusement Ma Nancy.

A l’en croire les bourreaux étaient armées. Ils ont dévalisé la maison, emportant tout l’argent de ménage et plusieurs biens de valeur dont les appareils cellulaires, poste récepteur radio, accumulateur d’énergie électronique communément appelé « power bank », des bijoux. Avant de commettre leur forfait, ces criminels ont cassé la porte d’entrée de la maison et les vitres des fenêtres, puis sont entrés.«J’ai été brutalisée et les enfants aussi », a -t-elle poursuivi dans son témoignage avant d’ajouter que les mêmes criminels ne se sont pas empêchés d’harceler les enfants. Cette sale besogne a été commise au moment où son mari était en formation à l’extérieur du pays.
Malgré les cris de détresse poussés par la pauvre dame et et les enfants, les éléments de la police qui étaient non loin du lieu du crime ne sont pas intervenus. « Et les voisins non plus ne pouvaient rien faire par crainte d’être tué par ces criminels armés. Nous avons déserté la maison que nous louons par crainte de la récidive de la part de ces bandits », fait savoir Madame Tsava.
KM
