17/02/2026

Mariage religieux obligatoire pour les enseignants des écoles catholiques de Tshopo

C’est une véritable campagne qui vise à lutter contre les unions dites libres parmi les personnes qui dispensent les enseignements au sein des écoles conventionnées catholiques à Tshopo, une province située dans le Nord-est de la République démocratique du Congo.

L’église catholique va-t-elle réussir cette mission? Elle est en effet bien partie pour cela dans la mesure où chacun des enseignants qui se retrouve dans cette situation pourrait être mis  devant  le choix de régulariser sa situation maritale devant l’église ou perdre son emploi quand bien même que la menace n’est pas explicite.

Il faut cependant dire qu’en dehors de son caractère religieux pour ne pas dire spirituel, un tel mariage ne pourra être contracté dans l’hypothèse où les conditions liées aux coutumes sont remplies.

En d’autres termes, l’on ne saurait régulariser une union libre par un mariage religieux que lorsqu’elle remplit les exigences légales à savoir : perception de la dot par les parents et enregistrer du mariage coutumier auprès de l’officier de l’état civil à défaut de la célébration d’un mariage civil. D’où la pertinente question de savoir si tous les enseignants appelés à remplir cette exigence de l’église sont en ordre avec les préalables ou disposent des capacités financières pour les remplir.

Dans une dépêche de l’agence congolaise de presse publiée le vendredi 14 mars dernier, Monseigneur Léonard Ndjadi Ndjate, évêque auxiliaire de Kisangani, a exhorté les enseignants des écoles conventionnées catholiques de l’archidiocèse de Kisangani, chef-lieu de la Tshopo, à contracter le mariage religieux. C’était au cours d’un échange avec les professionnels de la craie blanche.

« Je vous encourage tous  à contracter le mariage  religieux avec vos conjoints ou conjointes, afin que vous puissiez être en ordre avec l’église catholique qui range le mariage religieux parmi ses sacrements importants dans le parcours de la vie chrétienne, et ainsi en le faisant, vous éviterez de  demeurer dans des unions libres qui n’offrent jusque-là aucune garantie », a dit le prélat catholique.

Même si cela n’a pas été dit explicitement, cette exhortation pourrait se muer en une condition sine qua non pour tout enseignant qui aimerait protéger son emploi. Ce qui explique l’intervention du coordinateur diocésain des écoles conventionnées catholiques de l’archidiocèse de Kisangani, Monsieur l’abbé Janvier Besibgabga.

Il n’a hésité à réitéré l’appel de l’évêque auxiliaire,  rappelant au passage que cette disposition est une obligation pour chaque enseignant catholique oeuvrant au sein des écoles conventionnées catholiques, et cela conformément aux textes qui régissent le fonctionnement des écoles catholiques en RDC.

François WALY

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