Clôture de la formation sur les normes organisée par le UK Trade Partnerships Programme (Royaume-Uni RDC)
La formation sur les normes de bonne gouvernance a été organisée par le UK Trade Partnerships Programme. Elle a porté sur les opportunités d’accroître les exportations congolaises vers le Royaume-Uni et l’Europe, de favoriser le commerce intra-africain, ainsi que de créer et d’améliorer des emplois durables.
Les filières prioritaires retenues sont le cacao, le café, les épices et les produits alimentaires. Elles sont soutenues par quatre piliers d’intervention, à savoir : la facilitation des échanges, l’appui institutionnel, le renforcement des PME et l’accès aux marchés.
Dans son allocution, la directrice générale intérimaire de l’Office congolais de contrôle (OCC), Christelle Muabilu, a souligné l’importance d’un partenariat technique fondé sur le transfert de compétences, l’interopérabilité des systèmes de certification et la reconnaissance mutuelle des résultats d’analyses (one test, everywhere accepted ).

Les fruits du partenariat OCC – UK Trade Partnerships Programme
Mme Muabilu a rappelé plusieurs réalisations issues du partenariat entre l’OCC et le UK Trade Partnerships Programme (Royaume-Uni–RDC) au cours des trois derniers mois. Parmi celles-ci figure notamment l’élaboration et la validation d’un projet d’accompagnement technique du réseau national des laboratoires de l’OCC, axé sur les filières café, cacao et épices, pour une durée d’une année à partir de décembre 2025.
D’autres actions ont également été menées, notamment le renforcement des capacités des laboratoires de l’OCC, avec des résultats concrets : un diagnostic initial et une feuille de route stratégique validés, ainsi que la formation de plus de 30 techniciens (Kinshasa, Beni, Bunia) aux exigences de la norme ISO 17025.

Il convient également de relever la définition de la portée d’accréditation pour les analyses du café, du cacao et des épices, la formation d’auditeurs internes selon la norme ISO 19011, le renforcement du système de management de la qualité, ainsi que les progrès vers l’accréditation internationale à travers la participation à des essais d’aptitude.
À cela s’ajoutent la participation de l’OCC à une mission d’études en Côte d’Ivoire en mars 2026, au bénéfice des institutions nationales d’appui et des acteurs congolais des filières café et cacao, la réalisation d’évaluations par les pairs dans les domaines de la certification et de l’inspection, ainsi que la participation à des ateliers de formation sur les mesures SPS, les obstacles techniques au commerce (OTC) et les normes du Codex Alimentarius.

Des défis encore importants à relever
Malgré ces avancées, des défis importants subsistent. Il s’agit notamment du renforcement des équipements pour l’analyse des contaminants (mycotoxines, résidus de pesticides, hydrocarbures aromatiques polycycliques, métaux lourds), de la formation spécialisée du personnel aux méthodes analytiques avancées (HPLC, GC-MS, spectrophotométrie infrarouge), ainsi que de l’acquisition de matériaux de référence certifiés essentiels.
Par ailleurs, d’autres défis concernent la participation accrue aux programmes d’essais interlaboratoires et l’accréditation effective des laboratoires de Kinshasa, Beni et Bunia dans les filières ciblées.
Enfin, un enjeu central demeure la mobilisation du secteur privé. L’accompagnement des producteurs vers la certification de leurs produits est indispensable pour garantir un accès effectif aux marchés internationaux, éviter les refus ou blocages liés à la non-conformité, sécuriser les transactions commerciales en réduisant les litiges et renforcer durablement la confiance entre les différents acteurs de la chaîne de valeur.
KM
