17/02/2026

Pluie de réactions sur le crapuleux assassinat de Chérubin Okende

Les réactions continuent de pleuvoir après l’ignoble assassinat du député national Chérubin Okende, ministre honoraire des transports et porte-parole du parti politique de l’opposant Moise Katumbi. Politiciens et acteurs de la société civile se sont levés comme un seul homme pour dénoncer et condamner ce meurtre commis à quelques jours du début des neuvièmes jeux de la francophonie et à quelques mois des élections générales pour lesquelles la CENI est en train d’enregistrer les candidatures.

La Lutte pour le changement, LUCHA, s’est dit indignée d’apprendre la mort d’un opposant au régime en place à la veille des élections. « Ce qui s’est passé est vraiment inadmissible. Nous pensons que la justice et la police judiciaire vont chacune faire son travail pour faire la Lumière sur cet assassinat. Nous craignons que les élections puissent être entachées de violences. Il y a recrudescence de l’insécurité comme on le vit avec les enlèvements à Kinshasa, les tueries à l’Est du pays et le phénomène Mobondo dans le territoire de Kwamouth », a déclaré Jaques Issongo, porte-parole de ce mouvement citoyen.

Très bouleversé d’apprendre le décès du porte-parole de de sa formation politique, Moïse  Katumbi qui participait à une réunion de la confédération africaine de football association (CAF) en Côte d’Ivoire a dû interrompre son séjour ivoirien pour rentrer à Lubumbashi. « Une enquête indépendante doit être conduite pour que la lumière soit faite sur ce qui ressemble à un crime d’Etat. Adieu Cherubin ! », a écrit l’ancien gouverneur du Katanga sur son compte Twitter

La consternation est générale dans le rang de l’opposition. Pour l’ancien premier Matata qui n’en finit pas avec ses démêlés judiciaires sur le dossier du parc agro-alimentaire de Bukanga Lonzo, la mort de Chérubin « est d’autant plus grave qu’il aurait été enlevé dans l’enceinte de la Cour constitutionnelle ».

Selon des audios relayés dans les réseaux sociaux attribués aux proches du défunt, l’ancien le député Okende aurait été enlevé par des hommes armés non autrement identifiés dans le parking de la cour constitutionnelle où il attendait son garde du corps parti déposer sa lettre d’accusé de réception à l’invitation du juge constitutionnel Sylvain Lumu.

Le député Dely Sesanga n’a pas non plus caché son indignation. « C’est un acte odieux et inacceptable dans un Etat dit de droit. Il s’ajoute à la liste déjà longue des martyrs et victime de l’incapacité du régime à assurer notre sécurité », a-t-il écrit dans son compte Twitter.

A la cour constitutionnelle, l’on pense que le décès de Chérubin « est une mort suspecte ». Pour tirer cette affaire au clair, « le gouvernement a instruit tous les services de sécurité de faire diligence pour une enquête minutieuse afin de faire la lumière sur cet acte inadmissible », a déclaré le ministre de la communication et médias, Patrick Muyaya .

A qui pourrait avoir profité l’ignoble assassinat de Chérubin Okende ? La question reste encore prématurée au même titre qu’une tentative de réponse. Seule la justice, à travers une procédure judiciaire respectueuse des normes en la matière pourra fixer l’opinion sur l’identité des présumés assassins, le commanditaire éventuel et le mobile de ce meurtre.

KM

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *