AS V.Club : Menace de rupture avec le Malien Aboubacar Diara ?
« Si les dirigeants veulent une séparation à l’amiable, c’est à eux de m’appeler et de me le proposer »
Alors que l’AS V.Club a déjà lancé sa préparation de la nouvelle saison sportive à Brazzaville, un dossier brûlant secoue l’actualité du club vert et noir : l’absence remarquée du milieu de terrain malien Aboubacar Diara. Resté dans son pays natal, le joueur lève le voile sur une situation tendue et appelle ses dirigeants à clarifier leur position.
Joint par Kinshasamagazine.cd, le joueur s’exprime sans détour.

Kinshasamagazine.cd : Votre équipe, V.Club, a entamé sa préparation. Pourquoi n’êtes-vous pas encore sur place ? Y a-t-il un problème particulier ?
Aboubacar Diara :
Je suis actuellement au Mali, car je n’étais tout simplement pas informé du début de la préparation. Comme tout le monde, je l’ai appris sur les réseaux sociaux. Aucun responsable du club ne m’a contacté. Pourtant, l’équipe est déjà à Brazzaville. Je suis toujours sous contrat avec V.Club, et je respecte cet engagement, mais je constate aussi ce silence.
Kinshasamagazine.cd : Vous avez finalement appris que les entraînements ont commencé. Pourquoi ne pas rejoindre l’équipe immédiatement ?
Aboubacar Diara :
Je n’ai aucun problème personnel. Si l’équipe me considère encore comme un joueur, je suis prêt à venir. Mais je réclame que mon salaire soit payé. C’est incompréhensible de voir mes coéquipiers reprendre les entraînements sans qu’on ne me tienne informé. J’attends donc un geste du club, car je reste lié à lui par contrat, et il doit aussi respecter ses engagements.
Kinshasamagazine.cd : Pourquoi ne pas d’abord rejoindre le groupe et traiter les questions financières sur place ? Vous exigez un paiement à distance ?
Aboubacar Diara :
Oui, j’exige cela. Le championnat s’est terminé le 26 juin. Nous avons attendu le paiement du salaire du mois de juin et les billets d’avion pour retourner dans nos pays. Rien n’a été fait. Aucune communication. C’est nous, les joueurs, qui appelions sans obtenir de réponses. Dans ces conditions, je suis rentré au Mali. Je ne peux pas revenir au Congo sans que la situation ne soit clarifiée. C’est une question de respect et de professionnalisme.

Kinshasamagazine.cd : Pourquoi ne pas demander une séparation à l’amiable avec le club ?
Aboubacar Diara :
Je n’ai jamais refusé de jouer pour V.Club. Je veux juste que mes droits soient respectés. Si le club souhaite mettre fin à notre collaboration, c’est à lui de me contacter et de me faire une proposition. Ce n’est pas à moi de le faire. Sinon, on suivra les voies légales. Le football est régi par des règles claires.
Kinshasamagazine.cd : Quel est votre bilan de votre première saison au sein de V.Club, sur le plan sportif ?
Aboubacar Diara :
Un joueur a besoin de bonnes conditions pour performer. À V.Club, ce n’était pas toujours le cas. Il y a des réalités que les supporters ignorent, et tout ne se dit pas. Jouer avec la tête pleine de soucis, ce n’est pas idéal. Malgré cela, je suis fier de ma saison. J’ai été un joueur décisif : 3 buts, 3 passes décisives. Ce sont des chiffres concrets, malgré les conditions difficiles.
Kinshasamagazine.cd : La nouvelle saison approche. Si le club ne prend pas l’initiative, que comptez-vous faire ?
Aboubacar Diara :
Je suis toujours lié au club par contrat. Tant qu’il n’y a pas d’accord de séparation, je reste joueur de V.Club. Si le club ne me contacte pas, je n’irai pas jouer ailleurs. Mais s’il souhaite mettre fin à notre collaboration, qu’il me le propose de manière formelle. Moi, je ne demanderai jamais une rupture à l’amiable. Je suis prêt à aller jusqu’au bout de mon contrat, tout en respectant les lois du football.
Propos recueillis par M.M pour Kinshasamagazine.cd
