16/02/2026

CAN Maroc 2025 : l’arbitrage du Congolais Jean-Jacques Ndala au cœur d’une vive polémique

La finale de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025 continue de susciter de vifs débats, bien après le coup de sifflet final. En cause : l’arbitrage du Congolais Jean-Jacques Ndala, dont certaines décisions ont divisé supporters, observateurs et analystes du football africain, notamment du côté du Sénégal, pourtant sacré champion de cette édition.

 

La question demeure : la finale a-t-elle été bien arbitrée ? Quelles fautes reproche-t-on réellement à l’arbitre congolais pour qu’il soit au centre d’une telle controverse, malgré l’issue favorable aux Lions de la Téranga ?

 

Deux faits de jeu majeurs cristallisent les critiques : un but refusé au Sénégal et un penalty accordé au Maroc. Des situations qui, selon plusieurs analystes, méritent une lecture approfondie à la lumière des règlements de la FIFA.

 

 

Une prestation irréprochable, selon certains analystes

 

 

Pour Robi Ebengo, analyste sportif, Jean-Jacques Ndala n’a commis aucune erreur majeure et mérite plutôt des éloges.

« Il y a eu deux faits qui font polémique lors de cette finale. Premièrement, le but annulé du Sénégal. Je dis clairement non : il y avait bel et bien faute sur le défenseur marocain Achraf Hakimi, et Ndala avait déjà sifflé avant que le ballon ne touche le poteau », explique-t-il.

 

Selon lui, le règlement est clair : lorsqu’un arbitre a interrompu le jeu, toutes les actions qui suivent sont automatiquement annulées, et la VAR ne peut plus intervenir.

 

Concernant la seconde situation, à savoir le penalty accordé au Maroc, Robi Ebengo estime également la décision justifiée.

« Oui, il y avait penalty. Il s’agit d’une grosse erreur du défenseur Malick Diouf sur Brahim. Ndala n’a pas pris de décision immédiate, ce qui est compréhensible au vu de la rapidité de l’action », précise-t-il.

 

À ses yeux, l’intervention de la VAR était donc normale et conforme aux règles, et la décision finale logique. « Dans l’ensemble, Jean-Jacques Ndala mérite des éloges pour sa gestion de cette finale », conclut-il.

 

 

Une gestion contestée par dautres observateurs

 

 

Un avis loin d’être partagé par Gede Luiz, chroniqueur sportif, qui estime que l’arbitre congolais n’a pas été à la hauteur d’une finale continentale.

 

« Je pense très sincèrement que monsieur Ndala a manqué de pédagogie et de diplomatie dans la gestion des deux situations clés qui ont terni l’image du football africain. Et cela, lors d’une finale suivie à travers le monde », affirme-t-il.

 

Selon lui, refuser à la fois le but sénégalais et accorder le penalty marocain a privé les deux équipes d’une chance équitable d’aller en prolongations, tout en exposant inutilement l’arbitre à la polémique.

 

Revenant sur le but refusé du Sénégal, Gede Luiz nuance :

« Il y a soit une légère poussette sur Hakimi, soit une possible simulation. Dans un cas comme dans l’autre, au moment où le Sénégal marque et où la décision de siffler faute est vivement contestée, l’arbitre aurait pu solliciter la VAR pour confirmer ou infirmer sa décision. »

 

Pour lui, consulter la VAR aurait permis à l’équipe lésée de comprendre que la décision finale reposait sur une vérification objective, et non sur une impression arbitrale.

 

Concernant le penalty accordé au Maroc, il ajoute :

« Quelques minutes plus tard, il n’hésite pas à aller consulter la VAR, cette fois sous une forte pression du public et des joueurs marocains. Après vérification, on est dans le domaine de l’interprétation, et la responsabilité de la décision lui revient entièrement. À mon sens, le penalty a été mal jugé. »

 

Selon Gede Luiz, cette succession de décisions donne l’impression que le pays organisateur a été favorisé.

« Si l’arbitre avait choisi de ne pas siffler penalty dans les dernières secondes, cela n’aurait posé aucun problème, d’autant plus qu’il s’agissait d’une finale. Dans ces moments décisifs, la pédagogie et la gestion humaine sont essentielles », conclut-il.

 

 

 

Magloire Mfumambala

 

 

 

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