17/02/2026

Colloque sur la fin de l’impunité des violences sexuelles en RDC

Comment mettre fin à l’impunité des auteurs de violences sexuelles en République démocratique du Congo ? C’est pour répondre à cette question qu’un colloque vient d’être organisé à Kinshasa par le Fond national de réparation de violences sexuelles (Fonarev). Le but poursuivi dans ces assises est de  réunir tous les spécialistes et toute personne qui a une expertise pour l’accompagnement des victimes dans un processus judiciaire.

«Il était important que nous ayons les avis des uns et des autres pour que nous puissions  constituer notre plan stratégique par rapport à ces faits. Nous voulons savoir comment rapidement aider les victimes des violences sexuelles une fois qu’elles sont identifiées », a précisé Lucien Lundula,  directeur général du Fonarev.

A l’en croire, la plupart des victimes ont des décisions de justice rendues en leur faveur mais les agresseurs sont toujours en liberté. Raison pour laquelle il a jugé opportun d’organiser des rencontres de réflexion pour mieux accompagner toutes ces personnes de façon à ce qu’on puisse identifier non seulement leurs  bourreaux mais aussi les mettre hors d’état de nuire. Parce qu’ils sont pour la plupart en liberté.

Dans une justice transitionnelle, a expliqué le coordonnateur du FONAREV,  l’accompagnement demeure un pilier très important. Pour ce faire, il y a nécessité de mettre à la disposition des victimes des avocats sensés les accompagner afin q’elles puissent avoir gain de cause. «Il y des décisions que la justice a déjà rendues et dont les victimes peuvent se servir en contactant le Fonarev afin de mettre des avocats à leur disposition », précise M. Lundula.

Et de poursuivre : « Il y a plusieurs décisions administratives que nous pouvons accompagner dans le cadre de la justice transitionnelle une fois que la victime est identifiée.  Nous faisons en sorte qu’elle  rentre dans ses droits ».  Mais il faudra noter que cela dépend également de ce processus d’accompagnement clairement établi. C’est à ce niveau que la victime est inscrite sur la liste dite unifiée et consolidée qui permet d’initier toute sorte de réparations holistiques.

Théthé Katabi

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