16/02/2026

Dernier virage pour la configuration à la tête des institutions de la République

Le processus de mise en place à la tête des institutions de la République est déjà dans sa dernière ligne droite. Le dernier arrêt de la cour constitutionnelle invalidant certains élus nationaux et proclamant d’autres vainqueurs a ouvert la voie à ce que  d’aucuns qualifieraient d’entrave à la mission confiée à l’informateur dont le rapport récemment remis au chef de l’Etat devrait être complété par quelques éléments.

 

Les lignes ont sensiblement bougé dans tous les états-majors politiques dont certains ont gagné des sièges supplémentaires à l’Assemblée nationale au moment où d’autres en ont perdu en représentativité. A défaut de la majorité absolue, la formation politique du chef de l’Etat, l’Union pour la démocratie et le progrès social, (Udps) a confirmé sa suprématie de parti phare de l’union sacrée avec plus de 70 sièges. Une majorité relative qui lui garantit d’ores et déjà le droit de diriger le gouvernement.

 

L’Union pour la nation congolaise ( UNC) du désormais professeur Vital Kamerhe s’est donc retrouvée dans la contrainte de revoir ses ambitions à la baisse face à la vérité des urnes telle que confirmée par le récent arrêt de la haute cour. La Primature que semblait viser implicitement la plateforme PCR (Pacte pour un Congo retrouvé) prendrait par conséquent une autre trajectoire.

 

Cependant ,ce regroupement politique n’est pas en perte de vitesse par rapport son influence dans cette course pour la gestion des institutions du pays. Des rumeurs de plus en plus virales sur les réseaux sociaux voient déjà son leader au perchoir de la chambre basse du parlement. Ce qui pourrait expliquer le non dit de la dernière sortie médiatique du secrétaire général de Udps, qui a ouvertement déclaré sa candidature à la première vice-présidence de l’Assemblée nationale.

En effet , quand Augustin Kabuya affiche ouvertement ses ambitions pour la première vice-présidence du perchoir de l’Assemblée nationale, on comprend aisément que la présidence de cette importante institution sera occupée par une autre force politique sociétaire de l’Union sacrée . Vital Kamerhe qui voit déjà la tête du gouvernement s’éloigner de son rêve ne s’interdirait pas de briguer ce poste en dépit des bâtons que ses détracteurs pourraient lui mettre dans les roues.

 

La tâche ne sera certainement pas facile, ni pour la formation du gouvernement, ni pour l’attribution de différents postes de commandement au sein des institutions dont la chambre basse du parlement, le sénat, les assemblées provinciales et les exécutifs provinciaux. L’autorité morale de l’union sacrée devrait donc user de beaucoup de sagesse et de tact pour assouvir pour ne pas dire satisfaire, les ambitions au sein de cette plateforme qui compte plus de 450 partis politiques.

 

Pour les initiés de la scène politique congolaise, les remous, querelles intestines, agitations et autres guerres de positionnement qui se lisent dans les attitudes, agissements et déclarations des sociétaires de l’Union sacrée ne sont rien d’autre que l’inquiétude et la crainte de se voir écarté de la gestion de la chose publique pour le nouveau quinquennat déjà amputé de son premier trimestre.

 

Les postes à pourvoir n’étant pas  à la taille des ambitions de tout le monde, il y aura certainement des opérateurs politiques qui ne se retrouveront pas. Ce qui pourrait provoquer des grincements de dents avec pour conséquence des départs éventuels ou changement de camp politique auquel le commun de mortels congolais semble habitué.

François WALY

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