04/04/2026

Inquiétudes sur un éventuel retard dans le déploiement du matériel électoral

Le matériel électoral sera-t-il déployé sur tous les sites de vote avant le jour du scrutin fixé au 20 décembre ? Cette question suscite bien d’inquiétudes au sein de l’opinion publique au fur et à mesure que le train des élections se rapproche de la gare. Observateurs et analystes de la scène politique congolaise s’en préoccupent fortement . Cela pour plusieurs raisons évidentes.

À moins de 4 semaines des élections , une partie du matériel électoral ne serait pas encore arrivé au pays.

 D’après des indiscrétions, certaines machines traîneraient encore en dehors des frontières nationales pour raison de payement . Il s’agirait , selon toute vraisemblance, de l’enveloppe de 300 millions de dollars que la centrale électorale attendrait du gouvernement .

Aux dernières nouvelles, cet argent aurait déjà été viré sur le compte de la CENI. Mais cela est-il suffisant pour balayer les inquiétudes sur le retard que pourrait causer le déploiement du matériel électoral dans toutes les zones du vote ?  Hélas, l’ombre du doute continue de planer sur les esprits. Surtout, lorsqu’on sait qu’entre Séoul où traînerait une partie du matériel, et Kinshasa, la distance et le transport ne devraient pas être minimisés.

Les difficultés d’accès à certaines zones de l’immense territoire congolais où se trouvent les bureaux de vote, rajoutent aux inquiétudes .

En effet, acheminer les matériels électoraux de Kinshasa vers les 26 provinces et les 145 territoires que compte la République démocratique du Congo n’est pas une mince affaire. Cette opération, délicate selon une certaine opinion, va inévitablement nécessiter du temps et des moyens de transport.

La CENI saura-t-elle acheminer toutes les machines, partout où elles sont sensées se trouver, avant le très peu de temps qui précède le jour du vote ? En combien de jours cela peut-il être possible ? La sécurité du personnel commis à cette tâche dans les zones en proie aux violences intercommunautaires est-elle prise en compte ?

Autant des questions qui expliquent les inquiétudes des uns et des autres sur l’éventualité d’un retard que pourrait causer le déploiement du matériel de vote dans les différentes antennes de la CENI dans le pays. Toutefois, l’optimisme que ne cesse d’afficher le président de cette institution demeure largement une preuve d’assurance que le 20 décembre 2023, chacun de plus ou moins 40 millions d’électeurs pourrait bel et bien se retrouver devant une machine à voter placée à côté de l’urne.

Marion MPUTU

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