Journée internationale de la femme, une désolante nécessité…
Le 8 mars résonne chez certains comme une fête, une occasion d’entourer les femmes de
petites attentions; de leur offrir des fleurs etc..Une date où elles se sentent spéciales.
S’il est vrai que les femmes apprécient les attentions particulières, leurs besoins résident surtout dans la recherche de l’égalité des droits à laquelle elles aspirent et pour laquelle elles se battent depuis de longues années. De trop longues années…
En effet, cela fait près de 50 ans que les femmes luttent pour des causes élémentaires qui se résument en deux mots: égalité et respect. Entendu des droits. Si 50 ans après les premières actions historiques, ces questions sont encore malheureusement d’actualité, on doit se poser la question sur la volonté politique des Etats qui devrait se traduire par une législation nationale plus inclusive et par des programmes nationaux visant à réduire les inégalités.
Le 8 mars est l’occasion de se mobiliser pour poser une vraie réflexion sur la situation actuelle des femmes, les perspectives pour un futur plus juste dont dépend fortement le développement.
C’est donc à juste titre que les Nations Unies se sont assignés comme cinquième objectif de développement durable (ODD5) de réaliser l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles.
Le thème retenu par l’ONU en 2024 pour la journée internationale des droits des femmes est: « Investir en faveur des femmes: Accélérer le rythme ». Ce thème est à la fois une reconnaissance, un plaidoyer et une interpellation. En effet, on a noté qu’il y a effectivement un investissement des décideurs en faveur des droits de la femme qu’il serait injuste de ne pas reconnaitre; de ne pas saluer les avancées et les acquis.
Mais tant que les inégalités persistent, que les violences et les violations se multiplient les revendications et la lutte continueront. Dire que les choses ne vont pas assez vite est un bel euphémisme. Elles vont sacrément lentement. D’où la nécessité d’accélérer le rythme des actions.
La Republique démocratique du Congo a choisi de célébrer la journée internationale de la femme avec un regard particulier tourné sur la guerre qui sévit à l’Est du pays. Pour l’occasion, les femmes étaient vêtues de noir en signe de détresse et de douleur. La femme devrait être mise à contribution dans la recherche des solutions pour la résolution de ce conflit armé dont elle paie un lourd tribu…
Marion Mputu
