La CNDH s’engage à plaider pour l’amélioration des conditions carcérales en RDC
Le président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), Paul Nsapu Mukulu promet de mener un plaidoyer auprès des autorités du pays pour l’amélioration des conditions carcérales en République démocratique du Congo. Il l’a dit à l’occasion d’une visite d’inspection effectuée à la prison centrale de Makala en prévision de la Journée internationale de soutien aux victimes de la torture, célébrée le 26 juin de chaque année.
« Ça va être un grand plaidoyer pour que les pensionnaires de cette prison et ceux d’ autres prisons du pays puissent bénéficier de bonnes conditions de séjour dans les structures de privation et restreinte de la liberté », a t il déclaré avant de lancer un appel à tous les partenaires techniques et financiers de soutenir la CNDH à avancer sur cette question, «puisse que la volonté est là».
Le directeur de la Prison centrale de Makala a également sollicité l’implication de la CNDH de dans le plaidoyer pour la construction d’une nouvelle prison d’une capacité d’accueil estimée à 11.000 pensionnaires promis par le gouvernement turc. Ce qui permettra de résoudre ce problème de surpopulation de la Prison centrale de Makala.
Dans ses explications fournies au président de la CNDH, le directeur de la Prison centrale de Makala a révélé qu’il continue de gérer 2622 inculpés, 5877 prévenus, soit plus de 8000 détenus qui sont encore devant les cours et tribunaux. Dans ce nombre figurent 1500 détenus des juridictions militaires alors que ce centre pénitentiaire a été construit pour recevoir des détenus civils.
Construite au début pour recevoir de 1500 personnes, la Prison centrale de Makala accueille aujourd’hui 11.717 détenus, dont 466 mineurs, 298 femmes, et 27 enfants qui restent avec leurs mères.
GMKA
