La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon se range derrière la RDC
Un député de l’hexagone élu sur la liste de la France insoumise, Carlos Martens Belongo, a déposé à l’assemblée nationale française un projet de résolution qui vise à condamner le soutien du Rwanda au M23.
Pour lui, cette résolution présente une portée symbolique dans la mesure où elle n’autorise aucune désinvolture tant dans l’analyse des faits que de la réaction, diplomatique à l’occurrence.
« Nous souhaitons condamner sans réserve l’instrumentalisation par le Rwanda de ce groupe armé qui se livre dans la région de l’Est de la RDC à des comportements inqualifiables, des exactions », a-t-il déclaré.
Une idée soutenue par le sénateur du Bas UELE, Papy Bazego dont le séjour au pays d’Emmanuel Macron a coïncidé avec le dépôt de ce projet de résolution au parlement français. Il considère que l’appui de la France à l’obtention d’un financement de l’Union européenne au profit de l’armée rwandaise met la France en opaque position avec la RDC.
Ce texte se veut également une réponse à la demande plusieurs fois formulée par la population congolaise et les acteurs politiques parmi lesquels les députés et sénateurs qui demandent une réaction de la France, voire une parole forte en faveur de la RDC qui est le plus grand pays francophone au monde. « Nous ne pouvons pas rester témoins des massacres commis à l’Est. La France doit agir et réagir », dit le député Carlos Martens.
Cette guerre que certains observateurs justifient par une manipulation de clivage ethnique a révélé d’autres dimensions longtemps ignorées par l’opinion publique nationale et internationale. C’est la prédation de ressource minières des zones sous occupation dans le grand Kivu où la seule chose qui n’a pas changé dans cette guerre qui sévit dans l’Est de la RDC depuis 20 ans, ce sont les atrocités.
Les morts et les violences de tout genre ne se comptent plus. Ils se font commettre dans le silence mais au vu et au su de tous. Notamment ceux qui se mobilisent matin midi soir pour condamner l’intervention militaire russe en Ukraine.
François WALY
