Le départ soldats de l’EAC: Un goût amer d’inachevé…
Les milliers de soldats de la communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) présents dans les zones en proie aux violences armées dans la partie orientale de la RDC devraient quitter le pays dans les dix premiers jours du mois de décembre. Ce départ interviendrait avant les élections de 2023.
Près d’une année après son déploiement dans le Nord-Kivu, cette force n’a pas réussi à remplir la mission lui assignée , en l’occurrence le retrait des rebelles du M23 des territoires qu’ils occupent et leur cantonnement. Sa présence sur le sol congolais semble avoir favorisé le maintien du statuquo. Les insurgés n’ont pas bougé de leurs positions qu’ils ont d’ailleurs continué à renforcer en hommes et en matériels de guerre.
Les congolais qui comptaient sur ces soldats triés des armées burundaise, kenyane, ougandaise, tanzanienne et sud-soudanaise ont vu leurs espoirs s’envoler au bout d’une année de patience. D’où les critiques et dénonciations sur ces mêmes militaires depuis les trois derniers mois.
Le gouvernement congolais qui s’appuyait aussi sur la même force pour obtenir les retrait des troupes du M23 a également été déçu. En attendant le depart de ces troupes que les autorités congolaises envisagent pour le 8 décembre, les résistants Wazalendo maintiennent la pression.
