Chasser le naturel, il revient au galop! Des incompréhensions mêlées aux luttes de positionnement pourtant décriées à l’Assemblée provinciale de Kinshasa à la législature précédente commencent semblent persister pour cette nouvelle législature.
La crise est déjà perceptible au sein de l’hémicycle provincial de Kinshasa . Les circonstances dans lesquelles les membres du bureau définitif de cette institution ont été élus en disent long. Le scrutin s’est déroulé dans un forcing des élus provinciaux opposés au report annoncé par le président du bureau provisoire pour raisons d’ordre financier.
Fallait-il nécessairement des billets de banques pour élire les membres du bureau définitif ? Combien fallait-il exactement? Toutes ces questions ont été balayées d’un revers de main face à la détermination des élus qui n’ont pas hésité à franchir le rubicon au mépris de la décision prise par le bureau d’âge. La loi de la majorité s’est donc imposée dans une circonstance conflictuelle.
L’alliance des congolais progressistes (ACP) de Gentiny Ngobila dont le député Amous Mbokoso dirigeait jusque là le bureau provisoire du parlement provincial semble être engagée dans une logique de confrontation .
Malgré la deuxième position qu’occupe cette formation politique en raison du nombre des élus obtenus après le scrutin de décembre 2023, la décision de reporter l’élection des membres définitif de cet organe que certains ont qualifiée d’unilatérale n’a pas été respectée. 43 sur les 48 députés que compte cette institution ont participé au vote.
La candidature d’un autre élu de ce même parti déguisée en indépendant a d’ailleurs réconforté les députés frondeurs dans leur position. Et le président du bureau d’âge que l’opinion croyait absent du siège de l’assemblée provinciale conformément à sa décision de report de l’élection du bureau définitif était bel et bien dans le bâtiment malgré son absence dans l’hémicycle.
Autres faits de mauvaise augure dans cette nouvelle législature, c’est le refus d’Amous Mbokoso qui a non seulement boudé l’élection de celui que ses collègues ont désigné pour occuper le perchoir la jugeant irrégulière, mais aussi son refus de lui céder le bâton de commandement malgré les pressions.
Tous ces couacs que l’on ne saurait soustraire du fonctionnement de cette nouvelle législature suscitent tout de même quelques interrogations. Quel est avenir du parti de Ngobila au sein de l’union sacrée ? Les députés provinciaux de cette formation politique sauront-ils résister au rouleau compresseur des autres alliés dont l’union pour la démocratie et le progrès social (Udps) représente la première force dans cette institution ? Autant des questions auxquelles l’avenir pourra certainement répondre.