16/02/2026

Les bêtes se font de plus en rares à l’abattoir public de Masina

Trouver de la viande fraîche à l’abattoir public de Masina, n’est plus une évidence. Dans une intervention faite à la presse, le directeur de ce service, Patrick Mbiki, affirme que les bêtes destinées à l’abattage se font de plus en plus rares. Particuliers et autres fermiers privés qui ont l’habitude d’apporter leurs animaux ne sont plus réguliers. Ce qui réduit sensiblement le rythme d’activité de l’abattoir.

Créée en 1954 et rénovée en 1964, structure publique doit sa survie aux particuliers qui lui apportent leurs bêtes pour l’abattage. Sans cela, l’abattoir public de Masina n’existerait plus surtout que ses recettes journalières dépendent énormément des privés. Et la moyenne d’abattage est estimée à 5 bêtes par jour. Ce qui représente à peine 25 dollars des recettes journalières. Insuffisant pour constituer une enveloppe qui pourrait permettre à cet abattoir d’organiser son propre élevage.

L’ abattoir public de Masina ne dispose d’aucune ferme, son personnel chargé de l’abattage des animaux passe l’essentiel de son temps à tourner le pouce. Entre temps, la rareté des bêtes crée de la surenchère sur le marché de la viande fraîche dont le kilo, selon le directeur l’abattoir, revient à 25.000 francs congolais, soit un peu plus de 8 dollars américains.

Selon monsieur Mbiki, la solution à cette carence d’animaux pour l’abattage passe par un appui du gouvernement. «Si l’abattoir public de Masina arrive à bénéficier des moyens du gouvernement, cela nous permettra d’installer des points de ventes dans les différents marchés urbains de Kinshasa. Cela fera en sorte que la viande soit permanente dans les cuisines et assiettes de la population kinoise parce que le prix sera à la portée de toutes les bourses », a-t-il déclaré.

Il a également appelé le pouvoir public à s’investir dans l’élevage des bêtes. « Nous avons beaucoup d’espaces pour ce travail. Qu’on encourage également les éleveurs privés pour qu’ils puissent produire assez. La survie de notre abattoir en dépend. Un fermier privé aussi peut mettre ses bêtes à la disposition de l’abattoir. Nous avons aussi besoin de bailleurs de fonds car avec nos médecins expérimentés et des bouviers, on peut palier à cette carence».

KAHULU et WALY

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