L’union sacrée secouée par une guerre des postes
L’union sacrée de la nation va-t-elle survivre après la guerre des postes qui la secoue actuellement? Cette question revient de plus en dans les différentes conversations et commentaires inspirés de la bousculade qui s’observe à travers attitudes et agissements des ténors de cette plateforme politique qui peine visiblement à désigner les animateurs des institutions issues des élections du 20 décembre 2023.
Contrairement aux primaires organisées récemment au sein de cette même structure pour départager les prétendants au perchoir de l’assemblée nationale et dont les résultats n’ont fait l’ombre d’aucun doute, le procès verbal sanctionnant la réunion du présidium de l’union sacrée sur le partage des postes au bureau de la chambre basse reste cette goute d’eau qui aura débordé le vase.

La candidature de Christophe Mboso au poste de deuxième vice-President de l’assemblée nationale est loin de faire l’unanimité parmi les sociétaires de l’union sacrée de la nation. Si le nom de Serge Bahati, fils biologique de Modeste Bahati a été retiré de la liste suite à la clameur publique, celui de Caroline Bemba, sœur de Jean-Pierre Bemba est maintenu .
Un langage de sourd s’est donc installé dans la famille politique du chef de l’Etat. Le présidium et les autres sociétaires n’émettent pas sur une même longueur d’onde. Les tentatives de conciliation semblent ne pas aboutir. Ce qui fait redouter une scission ou défection dont les signes annonciateurs avaient déjà pris corps avec la naissance des regroupements politiques au sein de la même union sacrée de la nation au lendemain de la proclamation des résultats des législatives.

« Ne me faites pas traîner… » Cette phrase lancée par la Première ministre Judith Suminwa peu avant la fin de ses consultations avec les différents sociétaires de l’union sacrée, révèle les difficultés auxquelles la cheffe du gouvernement serait butée dans la constitution de son équipe gouvernementale.
La mise en place des bureaux définitifs de l’Assemblée nationale et du Sénat ainsi que la formation du gouvernement pourrait entraîner des mécontentements dans les camps des opérateurs politiques qui ne pourront pas trouver leur compte dans le partage du gâteau dont les membres du présidium semblent déjà se tailler la part du lion à travers la guerre des postes qui a éclaté au grand jour.
Marion MPUTU
