04/04/2026

RDC: Validation du plan d’accélération pour l’élimination du Sida pédiatrique en RDC

Le plan d’accélération de la prise en

charge du VIH chez l’enfant et l’adolescent (2023-2027) a été lancé

vendredi 2 juin 2023.  Cela dans le but d’éliminer le

sida pédiatrique comme problème de santé publique d’ici 2030.

« Le pays dispose d’un plan stratégique national de riposte au VIH,

mais à côté de ce plan, il y a des domaines d’interventions qui sont

très critiques pour soutenir la lutte contre le VIH. Parmi ces

domaines, il y a notamment la prise en charge de l’infection à VIH

chez l’enfant et l’adolescent », a déclaré à cette occasion le directeur du Programme

national de lutte contre le Sida (PNLS), le Dr Aimé Mboyo.

« Le programme a revu son dernier plan et l’a actualisé pour pouvoir

accélérer davantage la prise en charge de l’infection à VIH chez

l’enfant et l’adolescent, réduire les nouvelles infections et les

décès liés à l’infection VIH/Sida parmi cette couche sociale, ainsi

que d’éliminer le Sida pédiatrique comme problème de santé publique

d’ici 2030. Ce plan dont le besoin est estimé à 274 millions de

dollars américains pour sa mise en œuvre, a comme priorités

d’améliorer l’identification des enfants infectés par le VIH,

d’étendre et de renforcer tous les moyens de diagnostic au niveau de

structure des soins et au sein des communautés », a-t-il ajouté.

Le Dr Mboyo a, par ailleurs, salué l’engagement du Chef de l’Etat,

Félix-Antoine Tshisekedi, dans le domaine de la Santé, à travers la

vision relative à la Couverture santé universelle (CSU), du ministre

de la Santé, le Dr Samuel Roger Kamba pour mobiliser les ressources

financières et les communautés à s’approprier la lutte contre le VIH,

particulièrement ce plan d’accélération de la prise et l’appui

technique et financier de Fonds des Nations-Unies pour l’enfance

(UNICEF), ainsi que Organisation mondiale de la Santé et autres.

Il a énuméré les composantes de ce plan notamment les acteurs de la

société civile, des prestataires de soins, les partenaires techniques

et financiers, le secteur privé, les experts des programmes

nationaux de lutte contre le VIH et la tuberculose, de nutrition ainsi

que du PEV.

Le Dr Freddy Salumu a, au nom de l’UNIECF, fait savoir qu’au

niveau des Nations-Unies, le mandat de l’enfant par rapport au VIH

pédiatrique est un mandat universel. « Nous sommes très intéressés

pour ce qui est de la qualité de la vie des enfants. Et en RDC, le VIH

pédiatrique constitue un problème. D’où, nous avons le rôle

d’accompagner le gouvernement à travers le PNLS pour essayer notamment

d’améliorer cette tendance qui est vers le bas et d’apporter  les

interventions, l’appui stratégique, l’élaboration des documents

normatifs  pour que l’enfant soit bien prit en charge par rapport à

cette problématique du VIH pédiatrique ».

« Pour l’UNICEF, il faut mettre au centre le couple mère-enfant,m. Toute

femme enceinte doit connaître son statut

sérologique par rapport au VIH, de telle sorte qu’on pourra prendre des

actions pour essayer de protéger l’enfant né de la femme qui sera

infectée par le VIH et lui donner l’opportunité de bien grandir, en

lui assurant une meilleure prise en charge par rapport au VIH-Sida »

Ce plan a pour vision de mettre fin au Sida pédiatrique d’ici 2023,

grâce notamment à une mobilisation nationale et mondiale forte, à une

stratégique orientée vers les actions des parties prenantes

multisectorielles qui travaillent avec des femmes, des enfants et des

adolescents vivant avec le VIH, des gouvernements nationaux et

provinciaux et des partenaires. Sur base des estimations du PNLS, la

RDC compte 60.000 enfants qui seraient infectés par le VIH. Avec 45%

de couverture, le pays a un gap pour améliorer l’accessibilité

des enfants et des adolescents au service de prévention, soins et

traitement du VIH.

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