16/02/2026

Sud-Kivu: Mpox et malnutrition, un combo mortel pour les populations vulnérables de Kabare

La crise humanitaire qui sévit dans l’Est de la République Démocratique du Congo continue d’entraîner des conséquences sanitaires dévastatrices. Dans la zone de santé de Miti-Murhesa, en territoire de Kabare, la situation est particulièrement préoccupante. Parmi les victimes, on compte de nombreux patients souffrant de la variole du singe (Mpox) et des nourrissons frappés de malnutrition aiguë.

 

Cette triste réalité a été confirmée par le docteur Banyanga Zahinda Augustin, médecin point focal du centre de traitement du Mpox basé à Kavumu. Selon lui, la majorité des cas admis dans ce centre sont des enfants et des femmes enceintes, des catégories de population déjà fragiles. Ce qui représente un double défi potentiellement mortel.

 

La malnutrition affaiblit considérablement l’organisme, réduisant sa capacité à lutter contre le virus et compliquant grandement la prise en charge médicale. Face à l’ampleur de l’épidémie, le centre de Kavumu a déjà pris en charge plus de 1000 malades du Mpox depuis le début de l’épidémie dans la zone.

 

Actuellement, un afflux constant de nouveaux patients est observé, témoignant de la propagation continue de la maladie dans la communauté. Pour faire face à ce double défi (infection et malnutrition) et tenter de briser la chaîne de transmission, le centre a mis en place des mesures strictes.

 

L’une d’elles, a indiqué le Dr Banyanga, a été l’interdiction des visites extérieures afin de limiter les risques de contamination et assurer un environnement contrôlé. Il y a aussi le renforcement de la prise en charge alimentaire et nutritionnelle directement au sein du centre. « Aucun repas ne vient de l’extérieur », a-t-il souligné.

 

Cette approche interne vise à garantir que chaque patient reçoive une alimentation adéquate et constante, essentielle pour surmonter la malnutrition et renforcer son système immunitaire pour combattre le virus. Toutes ces mesures visent  à améliorer l’état de santé des patients et, à terme, freiner la propagation des cas.

 

Au-delà de la prise en charge médicale et nutritionnelle, le médecin point focal a rappelé l’importance fondamentale de la prévention au niveau communautaire. Les règles d’hygiène strictes, telles que le lavage régulier des mains, demeurent capitales pour limiter la transmission de la variole du singe.

 

La situation au centre de traitement du Mpox de Kavumu met en lumière les conséquences croisées de la crise humanitaire, de la malnutrition et des épidémies, affectant plus durement les membres les plus vulnérables de la communauté. Elle souligne l’urgence d’une réponse sanitaire et nutritionnelle intégrée dans les zones touchées.

 

KM

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