04/04/2026

Une campagne électorale avant l’heure …CENI, CSAC, Hôtel de Ville…allo ?

Depuis le lancement de l’opération d’enrôlement des électeurs en décembre 2022, l’espace public kinois, en l’occurrence les principales artères, est envahi par des affiches sur panneaux et banderoles reprenant des messages des acteurs politiques invitant la population à un enrôlement massif en vue des élections présidentielle, législatives, provinciales et locales. Quoi de plus normal jusque-là. ?

Cependant, au terme de cette opération, les supports de publicité extérieure sus visés ont commencé à recevoir des messages de campagne électorale clairs. On peut lire « Cap 2023 : … », « X soutient … », « Tout Lukunga soutient … », « X mufinuku ya Lukunga » etc. Et ce,  alors que la Commission Nationale Electorale Indépendante (CENI) n’a pas encore ouvert la période de campagne électorale.

Là où le bas blesse, c’est qu’aucun des auteurs de cette campagne qui ne dit pas son nom n’est sanctionné en application de l’article 80 de la loi électorale qui dispose : « Quiconque se livre à la campagne électorale en dehors de la période légale est puni d’une amende de 200.000 à 2.000.000 de francs congolais ».

Le rond-point du (sou)rire…

Un tour rapide sur l’avenue de la Montagne au rond-point menant vers la cité de l’UA où l’on peut constater l’illustration absolue d’une pollution visuelle conséquence d’affichages anarchiques .

Cette opération de charme cible surtout l’itinéraire obligé du cortège présidentiel. On peut y voir des affiches à n’en plus compter. Nombre de politiciens veulent s’y frayer un espace, histoire d’y placer son petit message racoleur en parfaite violation de la loi électorale .

On ne peut qu’imaginer l’agacement de la population dont beaucoup ont pris le parti de sourire, voire de rire face au silence des autorités compétentes aussi bien pour le respect de la loi électorale que de l’occupation de l’espace visuel public.

La campagne électorale qui commence officiellement le 19 novembre pour se terminer le 19 décembre 2023 à minuit risque d’être une simple formalité. Car, elle est déjà vidée de son sens avant la période légale. La presse audiovisuelle reste jusque-là le seul terrain qui échappe encore à cette campagne électorale précoce.

J.NKOSI

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