RDC: Validation du plan d’accélération pour l’élimination du Sida pédiatrique en RDC
Le plan d’accélération de la prise en
charge du VIH chez l’enfant et l’adolescent (2023-2027) a été lancé
vendredi 2 juin 2023. Cela dans le but d’éliminer le
sida pédiatrique comme problème de santé publique d’ici 2030.
« Le pays dispose d’un plan stratégique national de riposte au VIH,
mais à côté de ce plan, il y a des domaines d’interventions qui sont
très critiques pour soutenir la lutte contre le VIH. Parmi ces
domaines, il y a notamment la prise en charge de l’infection à VIH
chez l’enfant et l’adolescent », a déclaré à cette occasion le directeur du Programme
national de lutte contre le Sida (PNLS), le Dr Aimé Mboyo.
« Le programme a revu son dernier plan et l’a actualisé pour pouvoir
accélérer davantage la prise en charge de l’infection à VIH chez
l’enfant et l’adolescent, réduire les nouvelles infections et les
décès liés à l’infection VIH/Sida parmi cette couche sociale, ainsi
que d’éliminer le Sida pédiatrique comme problème de santé publique
d’ici 2030. Ce plan dont le besoin est estimé à 274 millions de
dollars américains pour sa mise en œuvre, a comme priorités
d’améliorer l’identification des enfants infectés par le VIH,
d’étendre et de renforcer tous les moyens de diagnostic au niveau de
structure des soins et au sein des communautés », a-t-il ajouté.
Le Dr Mboyo a, par ailleurs, salué l’engagement du Chef de l’Etat,
Félix-Antoine Tshisekedi, dans le domaine de la Santé, à travers la
vision relative à la Couverture santé universelle (CSU), du ministre
de la Santé, le Dr Samuel Roger Kamba pour mobiliser les ressources
financières et les communautés à s’approprier la lutte contre le VIH,
particulièrement ce plan d’accélération de la prise et l’appui
technique et financier de Fonds des Nations-Unies pour l’enfance
(UNICEF), ainsi que Organisation mondiale de la Santé et autres.
Il a énuméré les composantes de ce plan notamment les acteurs de la
société civile, des prestataires de soins, les partenaires techniques
et financiers, le secteur privé, les experts des programmes
nationaux de lutte contre le VIH et la tuberculose, de nutrition ainsi
que du PEV.
Le Dr Freddy Salumu a, au nom de l’UNIECF, fait savoir qu’au
niveau des Nations-Unies, le mandat de l’enfant par rapport au VIH

pédiatrique est un mandat universel. « Nous sommes très intéressés
pour ce qui est de la qualité de la vie des enfants. Et en RDC, le VIH
pédiatrique constitue un problème. D’où, nous avons le rôle
d’accompagner le gouvernement à travers le PNLS pour essayer notamment
d’améliorer cette tendance qui est vers le bas et d’apporter les
interventions, l’appui stratégique, l’élaboration des documents
normatifs pour que l’enfant soit bien prit en charge par rapport à
cette problématique du VIH pédiatrique ».
« Pour l’UNICEF, il faut mettre au centre le couple mère-enfant,m. Toute
femme enceinte doit connaître son statut
sérologique par rapport au VIH, de telle sorte qu’on pourra prendre des
actions pour essayer de protéger l’enfant né de la femme qui sera
infectée par le VIH et lui donner l’opportunité de bien grandir, en
lui assurant une meilleure prise en charge par rapport au VIH-Sida »
Ce plan a pour vision de mettre fin au Sida pédiatrique d’ici 2023,
grâce notamment à une mobilisation nationale et mondiale forte, à une
stratégique orientée vers les actions des parties prenantes
multisectorielles qui travaillent avec des femmes, des enfants et des
adolescents vivant avec le VIH, des gouvernements nationaux et
provinciaux et des partenaires. Sur base des estimations du PNLS, la
RDC compte 60.000 enfants qui seraient infectés par le VIH. Avec 45%
de couverture, le pays a un gap pour améliorer l’accessibilité
des enfants et des adolescents au service de prévention, soins et
traitement du VIH.
