Les négociants d’or en Ituri exhortés à vendre leurs colis dans les comptoirs agréés pour lutter contre la fraude minière
Les négociants des produits aurifères et les coopératives minières de la province congolaise de l’Ituri sont exhortés à vendre leurs colis de l’or dans les comptoirs locaux agrées. Le
gouverneur militaire de cette province estime que c’est la seule façon de lutter
contre la fraude minière dans ce secteur.
« Le souci majeur est de les conscientiser à revenir à la raison et vendre toute la production de leur colis d’or au niveau de comptoirs agréés. Nous avons ici trois comptoirs agréés. Le tout premier, c’est DRC Gold, qui offre de très beaux prix », a déclaré Johnny Luboya Nkashama, gouverneur militaire de l’Ituri dans une depeche de l’agence congolaise de presse.
Cette exhortation faite à l’endroit des négociants en or et coopératives minières avait également pour objet de faire le point sur les activités menées sous l’instruction de l’Autorité militaire.
D’après Christophe Lonema, président de la Fédération des entreprises du Congo en Ituri, la lutte contre la fraude minière est une priorité. Car, dit-il, elle pèse lourdement sur la production locale.

« L’Ituri a été humiliée, pas seulement l’Ituri, mais la RDC en général, parce que l’Ituri est la province aurifère. C’est ici que provient l’or . Alors, nous ne devons pas rester muets », a-t-il déclaré en insistant sur l’urgence de mobiliser tous les acteurs du secteur à lutter efficacement contre la fraude des matières premières dont l’or.
D’après les renseignements fournis par le représentant de la FEC en Ituri, chaque négociant détient au moins 20 machines excavatrices. Malheureusement, il ne ramène que 200 grammes. Une production loin de refléter la réalité.
« Non, ça on ne peut pas accepter. Il y a des assignations pour chacun: l’homme de 20 machines doit amener autant, celui de 2 machines autant. On connaît, c’est déjà dans les documents qu’on a signés », a-t-il précisé.
« En ce qui concerne les négociants, ils doivent avoir leur carte de négociant. Les exploitants, doivent avoir leur carte de creuseur. Les coopératives doivent avoir leur agrément. Ensuite, toute leur production doit être canalisée au comptoir agréé », estime M. Lonema.
François WALY
