02/08/2026

Le Camp de la Patrie conditionne son soutien à l’initiative burundaise à un dialogue inclusif

Le président de la plateforme de l’opposition congolaise Camp de la Patrie, Moïse Moni Della, affirme qu’il ne soutiendra les initiatives du président burundais que si elles débouchent sur un véritable dialogue inclusif capable de restaurer la paix, la sécurité et la stabilité en République démocratique du Congo.

« Si le Burundi est le chemin qui amènera à un dialogue inclusif, un dialogue qui ramènera la paix, la sécurité et la stabilité comme finalité, je soutiendrai les initiatives du président Ndayishimiye. La politique na de sens, de consistance et de substance que lorsquelle œuvre pour lintérêt général », a déclaré l’opposant.

Pour Moïse Moni Della, les conditions sont aujourd’hui réunies pour engager un dialogue national sincère, une revendication portée depuis plusieurs années par une partie de l’opposition.

 

« Puisque nous parlons le même langage et partageons les mêmes réalités, quattendons-nous pour engager un véritable dialogue ? », s’interroge-t-il.

Le leader du Camp de la Patrie critique, au passage, ce qu’il considère comme une contradiction au sein de l’opposition. Selon lui, certains responsables politiques rejettent toute idée de référendum tout en exigeant la tenue des élections générales en 2028, alors qu’une partie du territoire national demeure sous occupation des forces rwandaises.

S’agissant du débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle, Moïse Moni Della estime que la Constitution n’est pas un texte immuable. « La Constitution nest ni la Bible, ni la Torah, ni le Coran. Elle peut être changée et sera changée », affirme-t-il. Il précise toutefois que le contexte actuel ne se prête pas à une telle réforme. À ses yeux, toute modification de la Loi fondamentale devrait intervenir après un dialogue national ayant permis de restaurer l’unité du pays et dans le strict respect des procédures prévues par la Constitution.

Par ailleurs, le président du Camp de la Patrie regrette que sa plateforme n’ait pas été associée aux consultations politiques initiées par le président burundais.

« Pourquoi les opposants du Camp de la Patrie nont-ils pas été invités ? Lopposition est plurielle dans ce pays. Personne na le monopole de lopposition. Personne ne peut délivrer un certificat ou un diplôme dopposant à un autre », déclare-t-il.

Dans une tribune publiée récemment, Moïse Moni Della affirme également percevoir des signes d’ouverture de la part du président Félix Tshisekedi. « Il faut reconnaître quil existe une volonté de dialoguer », soutient-il, estimant que cette disposition devrait être saisie comme une opportunité pour favoriser une décrispation politique et ouvrir la voie à une réconciliation nationale.

KM

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