Pourquoi plusieurs chantiers routiers s’éternisent à Kinshasa ?
De nombreux projets de réhabilitation et de construction de routes demeurent inachevés à travers la ville de Kinshasa, en République démocratique du Congo. Cette situation suscite des inquiétudes tant chez les usagers que parmi certains représentants politiques, en raison des difficultés de mobilité qu’elle engendre au quotidien.
Les habitants dénoncent notamment les conséquences directes de la dégradation des infrastructures routières, parmi lesquelles la pratique du « demi-terrain » imposée par certains transporteurs en commun, l’allongement du temps de trajet ainsi que les pertes économiques liées aux embouteillages et à l’état des routes.
Dans une lettre ouverte adressée au ministre national des Infrastructures et Travaux publics, le député provincial Aubain Mukanu, élu de la circonscription de Mont-Ngafula, a exprimé les préoccupations d’une partie de la population kinoise face à la lenteur d’exécution de plusieurs chantiers.
« Nous, population kinoise, avons constaté des chantiers interminables dans la ville-province de Kinshasa », écrit-il dans cette correspondance, tout en appelant les autorités compétentes à s’impliquer davantage afin d’accélérer l’achèvement des travaux.
Parmi les axes concernés figurent notamment le tronçon Tourisme – Cimetière – Église Saint-Léonard, ainsi que le tronçon CPA, dont les travaux évolueraient lentement selon l’élu provincial.

Le député évoque également l’état critique de plusieurs voiries et sites d’érosion, notamment la route de Caravane au niveau de Mideda, référence Pont Bralima Kimwenza-Gare, la route Kimbwala – Don Bosco, ainsi que les têtes d’érosion de Tshikapa 1 et 2, Cogelos, Musangu-Télécom et Mitendi.
Selon lui, l’absence de communication claire sur l’évolution de ces projets alimente les préoccupations de la population, alors que plusieurs chantiers figurent depuis longtemps parmi les infrastructures annoncées comme prioritaires.
Dans sa lettre, Aubain Mukanu rappelle également les engagements publics pris par l’entreprise GWC concernant l’achèvement des axes CPA et Tourisme avant le 30 juin 2026. Il estime que le rythme actuel des travaux ne semble pas correspondre aux délais annoncés.
Au-delà des débats politiques, cette situation met en lumière les défis persistants liés à l’exécution des projets d’infrastructures à Kinshasa, où l’état des routes continue d’avoir un impact important sur la mobilité urbaine et les conditions de vie des habitants.
François WALY
